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Madagascar : 3 péloches de films instantanés !

Mamiya Press Universal

C’est le nom de l’appareil photo, une vieillerie de 1968 qui fonctionne encore à merveille ! Je ne l’avais pas pris en voyage avec moi depuis plus d’un an, mais là… Malgré le poids et la fragilité, pour un road-trip en voiture de 1967 j’étais obliger de l’emmener !

L’appareil photo et la Peugeot 404, en plus d’être de la même époque, ont de nombreux points communs : Ils ont la carrosserie robuste faite en métal bien solide, rien n’est automatisé et tout est manuel, pas de direction assistée ou d’ABS sur la voiture ni d’autofocus ou de batterie sur l’appareil…

L’objectif, c’est un peu comme le moteur de la Peugeot, ici j’avais un 100mm f3.5 idéal pour les portraits. Un dos Polaroid était monté sur l’appareil histoire d’avoir la photo en direct et partager avec les locaux.

Voici le résultat de 3 packs de film Fuji FP100C, 30 photos instantanées immortalisées sur le chemin.

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Résultat en direct immortalisé par Vincent journal du trek.

🎶 AMBIANCE 100% MALGACHE ! 🎶

Histoire de voyager pendant la lecture de cet article, je te propose d’écouter une musique enregistrée pendant le voyage. C’est un chant de pêcheurs, improvisé sur une pirogue dans le canal de Pangalanes. Un bidon en plastique, un autre en métal et c’est parti !

Il te suffit de cliquer sur lecture / arrêt ci-dessous :

voyage dans les années 60 !

Elle s’est Libertine, le nom de notre vieille voiture dame avec laquelle nous avons fait 2000 km. Elle était en parfait état, le doux son de son moteur qui démarrait au quart de tour le matin me manque déjà !

Elle est 100% d’époque, même les fauteuils en cuir ! Le seul « ajout » indispensable fait est un autoradio CD mp3 pour donner de l’ambiance aux longs kilomètres.

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Quand je te dis qu’on avait la classe, tu comprends mieux pourquoi !

Dans l’immense coffre nous avions toutes nos affaires, des tentes, un cantine, de quoi réparer… Une organisation au top que l’on doit à Olivier et son équipe de Malagasy Tours, organisateur et réceptif local à Madagscar (mon compte rendu complet sur le voyage arrive bientôt).

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La fameuse nationale 7. C’est sur cette route que nous avons roulé la majorité du temps et elle est pleine de surprises !

Nids d’éléphants, oui on ne parle pas de nids de poules ici… Vu leurs tailles, ce sont presque des cratères en pleine chaussé qui viennent couper ton élan à 60 km/h. Les taxi-brousses qui s’arrêtent sans prévenir, les camions surchargés qui coupent dans les virages ou les zébus qui restent plantés au milieu de la route…

Même si la circulation n’est pas dense, il faut rester attentif et ne pas trop « bloquer » sur les superbes paysages !

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Je n’imaginais pas voir tant de rizières à Madagascar. Le vert fluo des pépinières où les jeunes poussent sont cultivés, les ligne formées par leurs délimitations, les reflets des nuages dans l’eau avant que le riz ne soit repiqué dans la parcelle…

Ces parcelles façonnées par la main de l’homme habillent les paysages de Mada et donnent vie aux vallées.

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Si tu n’as jamais vu de zébu, tu seras servi ! Il y en a… Partout et à tous les repas si tu veux ! On les croise par troupeaux dans un champ ou sur la route en direction d’un marché ou de l’abattoir. Les malgaches appellent zébulète la femelle (zébu & lait) et zébulan le petit (zébu &  lent), ils sont une ressource indispensable au pays.

Sur cette photo, ils piétinent une rizière pour attendrir la terre avant de planter.

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Elle, s’est Émilienne (60 ans). Elle est mariée à Jean-Paul (65 ans) ci-dessous. Pendant une randonnée découverte des paysages et traditions autour d’Antsirabe, ils nous ont invité chez eux le temps d’un café.

Les maisons traditionnelles malgaches sont faites avec des matériaux locaux (ils excellent dans la fabrication de briques) et n’ont que rarement l’électricité et encore moins l’eau courante. Le habitants vivent à l’étage accessible avec une échelle de bois, les pièces du rez-de-chaussée sont réservées au bétail. Chez Émilienne et Jean-Paul, ce sont des poules sur la droite et la vache laitière sur la gauche !

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C’est amusant à quel point les chapeaux leurs donnent la « classe ». Malgré la pauvreté ambiante, ils essayent d’avoir un minimum d’élégance. Jean-Paul porte à merveille le sien, t’en penses quoi ?

Bien entendu, c’est principalement à cause du soleil qu’ils se couvrent. N’oublions pas que nous sommes au niveau des tropiques…

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Un paysage comme il y en a beaucoup à Madagascar : Une terre très colorée malgré la sécheresse, des terrasses cultivées sur les collines, des habitations en terre cuite ou en briques… La majorité des malgaches vit dans ces petits villages reculés.

Bien entendu, ils n’ont pas d’adresse précise avec un nom de rue. Pour leur écrire, il suffit d’indiquer le nom du village et le facteur s’occupera du reste.

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Nous avons passé beaucoup de temps à bord de Libertine avec une moyenne entre 100 et 200 kilomètres par jour en fonction de l’état de la route. Bien entendu, nous faisions des arrêts en chemin pour découvrir les régions traversées.

Que ce soit autour d’Antsirabe, au canal des Pangalanes, à Ranomafana ou encore dans la vallée du Tsaranoro, nous nous sommes réservés des journées sans conduite histoire de profiter pleinement du pays.

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Cette photo, c’est un peu le code de la route malgache ! Quand je te parlais des pièges… Le taxi-brousse arrive derrière la charrette de zébus, il va :

A) Attendre que tu passes pour doubler B) Doubler sans prévenir C) On passe à trois ?

Les réponses A, B et C sont bonnes, ils nous ont tout fait ces taxi-brousses ! La majorité d’entre eux ont une conduite sécurisée, mais d’autres … Je n’aimerais pas être à l’intérieur. Oui, les taxi-brousses sont ces petits bus. C’est l’unique moyen de se déplacer pour les locaux.

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18 différentes ethnies vivent à Madagascar et sont reconnaissables en fonction des constructions des maisons ou encore des traits du visage.

Ici, ce sont des « Merina » de la région des hautes terres. Leurs ancêtres venaient d’Indonésie (d’après les historiens) d’où leur peau plus claire et leurs yeux légèrement bridés.

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Sur cette photo, ces enfants sont de l’ethnie « Bara » présente plus au sud du pays. Les Bara sont connus comme gardiens de zébus. Le bétail est symbole de richesse et de fierté tout comme leurs armes qu’ils affichent fièrement (pour protéger leur cheptel des voleurs). Les deux leur assurant de subsister.

Comme je te le disais dans cet autre article : Des Polas & des Mains à Madagascar, il n’est pas rare de croiser des enfants en pleine journée… Leur région étant plus sèche, ils n’ont pas la possibilité de cultiver et se contentent de maïs, manioc et riz comme nourriture principale.

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Les vendeuses de bananes de Ranomafana ! Elles tenaient un petit bar aussi (raison de notre visite). En arrivant depuis la rue, je trouvais la scène assez originale avec ces rideaux placés de chaque côté. Pas le choix, je les ai immortalisé.

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Même si ce n’est pas encore l’heure des smartphones à Mada, les téléphones portables sont partout ici. Quand tu n’as plus de batterie ou plus de crédit, les bonnes vieilles cabines sont toujours d’usage !

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Prendre le train à Madagascar, une expérience que je ne suis pas prêt d’oublier !

Les vieux wagons suisses du TGV (train grande vibration) t’attendent en gare de Fianarantsoa vers 7h du matin pour une arrivée estimée à Manakara vers… On verra ! D’après les cheminots : « Des fois 22h, d’autres minuit ou même 04h du matin demain. » Normal. Finalement, nous sommes arrivés vers 01h et avons mis 18 heures pour parcourir les 163km qui séparent les hautes terres de l’océan indien… Soit une moyenne de 9 km/h en comptant les arrêts.

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Les rails, dont je me demandais s’ils étaient encore en service tant ils étaient dégradés et irréguliers, font leur job : La vieille locomotive nommée Micheline entraîne avec elle les quelques wagons à une allure d’une trentaine de km/h.

Nous avons finalement passé plus de temps à quai dans les 17 gares desservies sur le chemin pour charger et décharger marchandises et nourriture. 5 tonnes de riz par sac de 50 kg ont été chargés en 2 bonnes heures lors d’un arrêt… Ça te laisse le temps de discuter !

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J’étais dans le wagon de 1ère classe (on ne m’a pas laissé le choix au guichet), avec les autres vazahas (étrangers blancs) avec qui j’ai discuté pour tuer le temps… J’ai passé quelques heures en seconde avec les locaux et l’ambiance était toute autre même si le confort était basique !

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Le train m’a déposé à Manakara sur les rives de l’océan, bordé par le canal des Pangalanes. Construit sous l’époque coloniale à la fin du 19e siècle et long de 700km, ce canal relie lacs, lagunes et rivières navigables pour permettre aux marines marchande et militaire de naviguer en toute sécurité sur la côte est de l’île dont les caprices de l’océan sont parfois puissants (récifs, forts courants et vagues puissantes formées par la rencontre de l’Océan Indien et du continent africain).

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Aujourd’hui, ce sont les pêcheurs et leurs pirogues qui y circulent. Les longs troncs creusés, parfois accompagnés d’une voile confectionnée avec des tissus assemblés, partent de ce canal pour affronter l’océan et essayer d’y pêcher de quoi subvenir à leurs familles. D’autres posent des casiers le long des rives. Ici, la pêche est la principale activité.

Sur la photo, ce sont les pêcheurs que tu peux entendre dans le chant intégré en introduction de cet article.

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L’un des paysages totalement fou (et encore celui là était « moyen ») du parc national de l’Isalo. Je ne savais pas qu’il y a avait des massifs montagneux et des canyons à Madagascar. Ici l’altitude varie de 820 à 1240m. Le parc est aussi le domaine des makis et autres lémuriens.

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le village de Vohitsaoka

Je souhaitais absolument immortaliser les habitants d’un village avec mon dernier pack de 10 photos, histoire de créer une « série ». J’ai profité d’une journée pendant laquelle Vincent s’est lancé dans une randonnée de l’extrême (gravir le pic Bobby qui est le point culminant du massif d’Andringitra avec ses 2 658 mètres d’altitude en moins d’une journée) comme il les aime pour me rendre dans le village situé à de notre campement : Vohitsaoka.

Ces 10 clichés illustrent le quotidien d’une journée comme une autre dans ce village accessible par une piste à une dizaine de kilomètres de le nationale 7, et sur le chemin de l’un des plus réputé site de randonnée et d’escalade : le massif de l’Andringitra. Bien souvent on le traverse mais on ne s’y arrête pas. C’était l’occasion de prendre le temps…

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